L’épuisement au travail en mai est une réalité fréquente, souvent sous-estimée.
Épuisement en mai, fatigue de printemps, santé mentale au travail : pourquoi mai est souvent le mois le plus difficile de l’année — et comment traverser cette période sereinement.
« Encore un petit effort… et après ça ira. »
« Je tiens jusqu’aux vacances. »
« C’est juste la fatigue de fin d’année. »
Si l’une de ces phrases vous parle, vous êtes loin d’être seul(e).
Mai, c’est ce mois un peu étrange où tout semble s’alléger : les jours fériés, les ponts, les premières soirées en terrasse… ☀️
Et pourtant, c’est aussi souvent le moment où :
- 😴 la fatigue devient plus lourde qu’en plein hiver
- ⚡ l’irritabilité s’installe sans prévenir
- 🧠 la concentration devient un vrai effort
- 💭 une petite voix intérieure murmure « j’en peux vraiment plus »
Pas de façon spectaculaire. Pas forcément visible de l’extérieur. Mais bien réelle.
Est-ce qu’en mai, on fait vraiment ce qui nous plaît ?
Sur le papier, oui. Les ponts s’enchaînent, les week-ends s’allongent, les invitations fleurissent… et on a presque un avant-goût des vacances. ☀️
Mais dans la réalité, c’est souvent tout l’inverse.
👉 La charge de travail, elle, ne diminue pas. Elle se compresse.
Moins de jours travaillés… mais autant, voire plus, à faire.
Résultat : on accélère, on s’adapte, on “case” ce qui ne rentre plus… jusqu’à saturation.
C’est une situation que j’observe régulièrement dans mon cabinet à Houilles ou en consultation à distance. Des personnes qui ont tenu des mois… et qui s’effondrent au moment où elles pensaient être presque arrivées.
Prenons le temps de comprendre pourquoi. Et surtout, savoir comment agir.
🌗 Mai : le paradoxe de la ligne d’arrivée
Sur le papier, tout devrait aller mieux :
- l’année est bien avancée
- les vacances se rapprochent
- vous avez « tenu jusque-là »
Et pourtant… c’est souvent à ce moment précis que tout devient le plus difficile.
👉 En psychologie du travail, on observe un phénomène classique : l’effet de seuil de fatigue. Le principe est simple : pendant des mois, vous compensez, vous tenez, vous vous adaptez… jusqu’au moment où le corps n’a plus assez de ressources pour continuer.
Un peu comme un coureur qui s’effondre après la ligne d’arrivée — jamais avant. Le corps savait qu’il devait tenir. Et dès que l’horizon se dégage… il lâche.
📊 Selon l’INRS, plus de 30 % des actifs déclarent une fatigue importante au printemps, avec un pic observé entre avril et juin. Ce chiffre monte à 42 % chez les personnes en télétravail, où la frontière entre vie professionnelle et personnelle reste floue toute l’année.
Pourquoi mai spécifiquement ?
- Parce que vous cumulez plusieurs mois de tension sans vraie récupération
- Parce que vous fonctionnez depuis longtemps « en mode automatique »
- Parce que l’anticipation des vacances envoie au cerveau un signal de relâchement… et le corps répond aussitôt
💬 Et souvent, une phrase revient :
« Je vais tenir jusqu’aux vacances. »
👉 Le problème, c’est que votre corps, lui, n’a pas signé ce contrat (et commence à ne plus être d’accord avec vous!).
🧬 Pourquoi le corps lâche quand on s’y attend le moins
Ce que vous ressentez n’est pas un manque de motivation. Ni un manque de volonté. C’est un mécanisme biologique bien documenté.
Le stress chronique maintient un niveau élevé de cortisol — l’hormone du stress. À court terme, c’est utile : vous êtes vigilant(e), réactif(ve), efficace. À long terme, c’est épuisant.
👉 Selon le modèle du physiologiste Hans Selye (1936), le corps passe par trois phases face au stress :
- Phase d’alarme : le corps mobilise toutes ses ressources
- Phase de résistance : il s’adapte, compense, « tient »
- Phase d’épuisement : les ressources s’épuisent, le corps ne peut plus compenser
👉 En mai, beaucoup de personnes se trouvent en phase de résistance prolongée — à deux doigts du basculement vers l’épuisement.
Et c’est là que le paradoxe apparaît : plus vous approchez d’un moment de repos… plus le corps commence à relâcher la pression. Ce que les chercheurs appellent l’effet de relâchement différé.
Résultat concret :
- Fatigue brutale qui semble surgir de nulle part
- Troubles du sommeil alors que vous êtes épuisé(e)
- Douleurs physiques sans cause médicale évidente
- Émotions à fleur de peau, irritabilité, larmes
📊 L’OMS estime que le stress chronique augmente de 60 % le risque de troubles anxieux et dépressifs. En France, selon Santé Publique France, 1 actif sur 4 se déclare en détresse psychologique modérée — un chiffre stable depuis plusieurs années.
👉 Autrement dit : ce que vous ressentez a du sens. Et ce n’est pas dans votre tête.
🚨 Les signaux subtils à ne pas minimiser
On parle souvent du burn-out… mais rarement de ce qui se passe juste avant. Et pourtant, les signaux sont là. Discrets, mais bien présents.
👉 Voici ceux que j’observe le plus souvent chez les personnes que j’accompagne :
- 😴 Se réveiller fatigué(e) malgré une nuit correcte — le sommeil ne permet plus de récupérer
- 😒 Ne plus avoir envie de choses habituellement plaisantes — même le week-end ne recharge plus
- 🧠 Difficulté à se concentrer, oublis fréquents — ce qu’on appelle le « brouillard cognitif »
- ⚡ Irritabilité inhabituelle — vous vous emportez pour des détails, et vous vous en voulez
- 🤕 Douleurs physiques — tensions cervicales, maux de tête, maux de ventre sans explication médicale
- 💭 La petite voix intérieure — « j’en peux plus »… qu’on fait taire immédiatement
💬 Ce qui revient souvent en cabinet :
« Ce n’est pas grave, ça va passer. »
👉 Justement… c’est souvent le moment où il faudrait s’arrêter un instant.
Parce que ces signaux ne sont pas des faiblesses. Ce ne sont pas des signes que vous « manquez de courage ». Ce sont des indicateurs de surcharge — comme le voyant rouge d’une voiture. On ne fait pas semblant de ne pas le voir.
📊 Selon l’INRS, 3,2 millions de salariés sont en situation de burn-out sévère en France (données 2023). Pour chaque cas déclaré, combien de personnes sont en « pré-épuisement » silencieux ? La réponse est inconfortable.
Et parfois, le signal le plus subtil : vous commencez à douter de compétences que vous maîtrisiez parfaitement auparavant.
Non. Vous n’avez pas « changé ». Votre niveau d’épuisement, lui, a peut-être atteint un seuil critique.
⏸️ La règle des micro-pauses (et pourquoi ça marche vraiment)
Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de tout arrêter pour aller mieux. (Même si l’idée de partir loin peut sembler très séduisante 😄)
👉 Ce dont votre système nerveux a besoin, ce ne sont pas des grandes vacances — c’est des récupérations régulières et intentionnelles.
✔️ Comprendre les cycles du cerveau
Le cerveau fonctionne en cycles appelés cycles ultradiens d’environ 90 minutes. Au-delà, l’attention chute naturellement et la fatigue s’accumule. Continuer à forcer au-delà de ce seuil augmente l’épuisement… sans améliorer l’efficacité.
La règle simple : 5 à 10 minutes de pause toutes les 90 minutes. Pas « si j’ai le temps ». Pas négociable.
💡 Concrètement, voici ce qui fonctionne — et pourquoi :
🌿 Sortir prendre l’air (même 5 minutes)
Une étude de Korpela et al. (2016) montre que 20 minutes dans un environnement naturel réduisent significativement les marqueurs biologiques du stress. Pas besoin de forêt : un parc, un jardin, une rue arborée suffisent. L’essentiel : sans téléphone.
🫁 La cohérence cardiaque (méthode 3-6-5)
3 fois par jour, 6 respirations par minute, pendant 5 minutes. Validée scientifiquement pour réduire le cortisol et réguler le système nerveux autonome. Gratuit. Partout. Toujours. Des applications comme RespiRelax peuvent guider la pratique.
😴 La micro-sieste de 10 à 15 minutes
Idéalement après le déjeuner. Des travaux en neurosciences (Mednick, 2003) confirment qu’elle restaure la vigilance aussi efficacement qu’une nuit complète de récupération — sans l’inertie d’une sieste longue. Au-delà de 20 minutes, on entre dans un cycle de sommeil profond et on se réveille groggy.
📵 Supprimer les écrans pendant les pauses
Regarder son téléphone pendant une pause, c’est continuer à solliciter le même réseau attentionnel. Le cerveau ne récupère pas. Ce n’est pas du repos — c’est du travail déguisé.
🧘 2 minutes de scan corporel
Fermer les yeux, poser votre attention sur chaque partie du corps, du bas vers le haut. Issu des pratiques de pleine conscience (Kabat-Zinn, 2009), cet exercice simple active le système nerveux parasympathique — celui qui calme.
📊 Ce n’est pas du confort. C’est une nécessité physiologique.
Et avec un peu d’humour : si vous trouvez le temps de scroller 10 minutes sur Instagram, vous trouvez le temps de faire une micro-pause utile. 😉
🤝 Quand consulter — avant d’en avoir « vraiment » besoin
Il y a une idée très répandue — et très contre-productive — qui dit qu’on consulte quand ça va vraiment mal. Quand on ne peut plus se lever. Quand on pleure dans sa voiture. Quand le médecin prescrit un arrêt.
👉 Et si on changeait cette logique ?
Consulter un psychologue ou un coach spécialisé en souffrance au travail, ce n’est pas réservé aux situations de crise. C’est aussi pertinent quand :
- Vous sentez que ça devient lourd, sans pouvoir nommer exactement pourquoi
- Vous ne vous reconnaissez plus tout à fait dans vos réactions ou vos émotions
- Vous avez besoin de comprendre ce qui se joue — pas juste de « tenir »
- Vous ruminez le soir des situations du travail que vous ne pouvez pas résoudre seul(e)
- Vos proches vous disent que vous avez changé, même si vous ne le voyez pas
- Vous avez l’impression de fonctionner « au radar » depuis plusieurs semaines
💬 Une phrase que j’entends souvent en cabinet :
« Je ne suis pas en burn-out, donc ça va. »
👉 Non. Vous avez le droit de vous faire accompagner avant. Consulter tôt, c’est souvent éviter de consulter trop tard, quand l’arrêt de travail n’est plus une option et devient inévitable. Et parfois, quelques séances bien ciblées suffisent à remettre les choses en perspective — avant que la situation ne s’aggrave.
Les travaux de Bandura sur le sentiment d’efficacité personnelle montrent que la perception de sa propre compétence influence directement la résistance au stress. Quand cette perception est fragilisée par des semaines d’épuisement, l’impact est réel — mais bonne nouvelle: il est réversible avec un accompagnement adapté.
📍 Accompagnement en mai — à Houilles et à distance
Au cabinet, j’accompagne des personnes confrontées à la fatigue de printemps, à l’épuisement professionnel et à la souffrance au travail à Houilles et alentours, dans l’Eure et à distance.
En cabinet ou en visio, nous travaillons sur :
- la compréhension de ce qui se joue (sans minimiser, sans dramatiser)
- la restauration de l’énergie et de l’estime de soi
- des outils concrets pour traverser cette période sans s’abîmer
- la prévention du burn-out — en amont, pas en urgence
Parfois, un premier échange suffit à remettre de la clarté là où tout semblait confus.
Si en lisant ces lignes vous vous dites :
« C’est exactement ce que je vis. »
Alors ce n’est peut-être pas un hasard.
💬 Et vous, où en êtes-vous aujourd’hui ?
- Vous sentez que ça tire… mais vous continuez quand même ?
- Vous êtes fatigué(e) d’une façon que le week-end ne répare plus ?
- Vous repoussez le moment de prendre soin de vous ?
👉 Peut-être que ce n’est pas anodin.
🌿 Vous pouvez prendre rendez-vous pour un premier échange découverte de 30 minutes — en visio ou par téléphone, sans engagement — pour faire le point en toute simplicité.
🔗 Pour aller plus loin
👉 Burn-out : quand le travail épuise
📚 Bibliographie
- BANDURA Albert – Self-efficacy: The Exercise of Control – W.H. Freeman, 1997
- CSIKSZENTMIHALYI Mihaly – Flow : The Psychology of Optimal Experience – Harper & Row, 1990
- INRS – Stress au travail : données de surveillance – Institut National de Recherche et de Sécurité, 2023
- KABAT-ZINN Jon – Au cœur de la tourmente, la pleine conscience – De Boeck, 2009
- KARASEK Robert, THEORELL Töres – Healthy Work: Stress, Productivity, and the Reconstruction of Working Life – Basic Books, 1990
- KORPELA Kalevi – Nature and stress recovery: findings from recent empirical work – Journal of Environmental Psychology, 2016
- MEDNICK Sara – Take a Nap! Change Your Life – Workman Publishing, 2006
- OMS – Mental health in the workplace – Organisation Mondiale de la Santé, 2022
- SANTÉ PUBLIQUE FRANCE – Enquête nationale sur la santé psychologique des actifs – 2023
- SELYE Hans – Le stress de la vie – Gallimard, 1975
- SELIGMAN Martin – S’épanouir : pour un nouvel art du bonheur et du bien-être – Belfond, 2013
- SERVAN-SCHREIBER David – Guérir le stress, l’anxiété et la dépression – Robert Laffont, 2003
Pourquoi choisir le Cabinet RENAI’Sens ?

✅ +20 ans expérience en psychologie clinique
✅ Spécialiste en psychologie positive travail (certifiée Experte praticienne)
✅ 31 avis patients ⭐
✅ Approche personnalisée et intégrative
✅ Flexibilité : distance ou présentiel selon vos besoins
Christelle CHOLLET - Psychologue clinicienne & Psychothérapeute - A Houilles et à distance - Cabinet RENAI'Sens
Sur 5 étoilesÉvaluation globale sur 29 avis Google
Psychologue proche Bezons (95)
Psychologue proche Carrières-sur-Seine (78)
Psychologie proche Chatou (78)
Psychologue proche Montesson (78)
Psychologue proche Sartrouville (78)
Psychologue à la Madeleine de Nonancourt (27) proche Dreux (28)
