Thérapie, Cabinet RENAI’Sens, février 2026
Combien de séances faut-il pour qu’une thérapie fonctionne ?
Vous avez consulté un psychologue. Une séance. Peut-être deux.
Et vous vous demandez :
- “Est-ce que ça marche vraiment ?”
- “Dois-je continuer ou arrêter ?”
- “Ça ne m’a pas vraiment aidé.”
- “Je ne suis pas sûr(e) que ce soit pour moi.”
- “Je pensais que j’irais mieux plus vite.”
- “Il/elle a mis le doigt sur quelque chose… et ça m’a un peu bousculé.”
Ces questions sont légitimes. Beaucoup de personnes arrêtent leur thérapie après une ou deux séances, pensant que si le changement n’est pas immédiat, alors cela ne fonctionne pas.
Pourtant, la recherche en psychologie montre qu’un suivi thérapeutique a besoin d’un minimum de temps pour se mettre en place. Non pas parce que le thérapeute “fait durer”, mais parce que le changement psychologique repose sur une relation, un cadre et une progression.

Pourquoi une thérapie ne peut pas fonctionner en 1 ou 2 séances?
Contrairement à un traitement médicamenteux, la psychothérapie agit par la compréhension, la relation et l’intégration progressive de nouvelles façons de penser et de ressentir.
La première séance est souvent consacrée à :
- Comprendre votre histoire
- Clarifier votre demande
- Identifier vos attentes
- Poser le cadre du travail
Autrement dit : on prépare le terrain. Le travail en profondeur commence ensuite.
Les études montrent que l’efficacité d’une thérapie repose en grande partie sur ce que l’on appelle l’alliance thérapeutique : la qualité du lien entre le patient et le thérapeute, l’accord sur les objectifs et la collaboration dans le travail.
Les méta-analyses (Horvath et al., 2011 ; Flückiger et al., 2018) montrent que cette alliance est l’un des meilleurs prédicteurs de l’amélioration des symptômes.
Combien de temps faut-il pour construire l’alliance thérapeutique?

Les recherches indiquent que la phase initiale de la thérapie — celle où la relation se structure réellement — se développe généralement sur les 3 à 5 premières séances.
Cela ne signifie pas que rien ne se passe avant. Mais :
- La confiance se construit progressivement
- La compréhension mutuelle s’affine
- Le cadre devient sécurisant
- Les objectifs se précisent
Certaines bases de données cliniques montrent que la moyenne des suivis en pratique réelle dépasse largement deux séances, souvent autour de 5 à 7 séances au minimum, et davantage selon la problématique.
En résumé : une ou deux séances ne suffisent généralement pas à stabiliser l’alliance thérapeutique ni à enclencher un changement durable.
Pourquoi il faut souvent 3 à 5 séances pour que “ça prenne”
Les études montrent que la phase initiale de la thérapie — celle où la relation se structure réellement — se développe souvent sur les 3 à 5 premières séances.
Pourquoi ?
1️⃣ Parce qu’on apprend à se connaître
La première séance est souvent consacrée à comprendre votre histoire, votre contexte, vos attentes. C’est un temps d’exploration. Le travail en profondeur commence ensuite.
2️⃣ Parce que la confiance se construit
Parler de ce qui fait mal demande de la sécurité. Votre cerveau émotionnel ne s’ouvre pas immédiatement. Il observe, il teste, il vérifie.
3️⃣ Parce que vos mécanismes de défense sont normaux
Nous avons tous des systèmes de protection : minimisation, humour, évitement, rationalisation…
Quand un thérapeute met en lumière un point sensible dès la première ou deuxième séance, cela peut provoquer :
- Un sentiment d’inconfort
- Une envie de fuir
- Une impression d’être trop exposé(e)
Et parfois, l’arrêt du suivi est justement… un mécanisme de protection.
4️⃣ Parce que le changement psychologique est progressif
Les grandes bases de données cliniques montrent que la majorité des patients engagés dans un suivi ont en moyenne 5 à 7 séances, et souvent davantage selon la problématique.
Les premiers changements sont parfois subtils : meilleure compréhensio
Est-il normal de ne pas voir de changement au début d’une thérapie ?

Oui. C’est normal.
Les premiers changements sont souvent subtils :
- Une prise de conscience
- Une compréhension nouvelle
- Un léger déplacement intérieur
- Une émotion identifiée
Ils ne ressemblent pas toujours à un soulagement spectaculaire immédiat.
De plus, lorsque certaines prises de conscience émergent, il peut y avoir un moment d’inconfort. Mettre en lumière un fonctionnement, une blessure ou un schéma répétitif peut bousculer.
Et parfois, cet inconfort donne envie d’arrêter.
Pourquoi certaines personnes arrêtent leur thérapie après deux séances ?
Plusieurs raisons sont fréquentes :
- Le thérapeute a mis en lumière un point sensible trop rapidement
- Le travail a commencé à toucher quelque chose de profond
- Les mécanismes de défense se sont activés (évitement, minimisation, rationalisation)
- La personne n’était pas encore prête à engager un travail plus en profondeur
- Les attentes étaient orientées vers un résultat rapide
Arrêter n’est pas un échec. C’est parfois un mécanisme de protection.
La vraie question à se poser est peut être : étais-je prêt(e) à aller un peu plus loin ?
Il ne s’agit pas de culpabiliser. Il s’agit de comprendre.
Début de thérapie : faut-il attendre avant de juger si “ça marche”?

La littérature scientifique suggère que les premières séances constituent une phase d’installation : le cadre se pose, la relation se construit, les objectifs s’ajustent.
Attendre 3 à 5 séances avant d’évaluer l’effet du travail permet :
- De laisser le temps à l’alliance de se stabiliser
- D’observer les premiers ajustements intérieurs
- D’éviter une décision basée uniquement sur une impression initiale
Bien sûr, si vous ne vous sentez pas respecté(e), entendu(e) ou en sécurité, il est important d’en parler ou d’envisager un autre professionnel.
Mais en dehors de ces situations, donner un peu de temps au processus est souvent nécessaire.
Chaque personne avance à son rythme
La durée dépend :
- De votre histoire
- De la profondeur de la problématique
- De vos mécanismes de défense
- De votre capacité à faire confiance
- De votre disponibilité émotionnelle
La thérapie n’est pas un sprint.
C’est un espace progressif où l’on apprend à déposer ses protections, comprendre ses fonctionnements et construire des changements durables.
Et cela demande, en moyenne, plus que deux rendez-vous.
Ce qu’il est important de retenir
👉 Il est normal de ne pas ressentir de changement majeur après 1 ou 2 séances.
👉 Il est normal que l’alliance thérapeutique mette quelques rencontres à se stabiliser.
👉 Il est normal d’avoir envie d’arrêter quand quelque chose commence à bouger.
La thérapie n’est pas un sprint. C’est un espace où l’on apprend progressivement à déposer ses protections, à comprendre ses fonctionnements, et à construire autrement.
Les changements rapides ou “magiques” ne sont pas toujours pérennes dans le temps. Les thérapeutes qui promettent des solutions immédiates méritent d’être questionnés. Oui, cela prend parfois un peu plus de temps, mais c’est justement ce temps qui permet aux transformations d’être durables.
Pour cette raison, je propose un appel découverte sans engagement par téléphone. Il permet de clarifier votre demande, de poser le cadre, et de commencer à construire l’alliance thérapeutique essentielle pour un suivi efficace et durable. C’est souvent ce premier temps d’échange qui permet de se sentir en confiance et d’engager un travail qui a du sens pour vous.
Et si vous preniez le temps d’en parler ?
Commencer une thérapie soulève souvent des questions, des hésitations, parfois des doutes.
Je propose un appel découverte par téléphone pour :
- Clarifier votre demande
- Poser un cadre rassurant
- Vérifier ensemble si nous pouvons travailler en confiance
L’alliance thérapeutique commence dès ce premier échange.Prendre rendez-vous pour un appel découverte
Questions fréquentes sur le nombre de séances en thérapie
Combien de séances faut-il pour aller mieux en thérapie ?
Il n’existe pas de nombre universel. Les recherches montrent que l’alliance thérapeutique se construit souvent sur les 3 à 5 premières séances. Certaines problématiques ponctuelles peuvent nécessiter peu de séances, tandis que des difficultés plus anciennes ou profondes demandent un travail plus régulier et progressif.
Est-ce normal de ne pas voir d’amélioration après 2 séances ?
Oui. Les premières séances servent à comprendre la situation, poser le cadre et construire la relation thérapeutique. Les changements profonds sont souvent progressifs et deviennent visibles après plusieurs rencontres.
Pourquoi ai-je envie d’arrêter ma thérapie rapidement ?
Il arrive que le travail thérapeutique mette en lumière des éléments sensibles. Cela peut provoquer un inconfort temporaire. Parfois, l’envie d’arrêter est liée à un mécanisme de protection. En parler avec le thérapeute peut permettre de comprendre ce qui se joue.
Une thérapie doit-elle être régulière pour être efficace ?
La régularité favorise la continuité du travail et la consolidation des changements. Des séances espacées ou interrompues trop tôt peuvent freiner la stabilisation de l’alliance thérapeutique et des progrès engagés.
Comment savoir si mon thérapeute me convient ?
Vous devez vous sentir écouté(e), respecté(e) et en sécurité. Si ce n’est pas le cas, il est important d’en parler ou d’envisager un autre professionnel. La qualité de la relation est un facteur clé de l’efficacité du suivi.
Bibliographie
- Horvath A.O., Del Re A.C., Flückiger C., Symonds D. (2011). Alliance in individual psychotherapy. Psychotherapy.
- Flückiger C., Del Re A.C., Wampold B.E., Horvath A.O. (2018). The alliance in adult psychotherapy: A meta-analytic synthesis. Psychotherapy.
- Lambert M.J. (2013). Bergin & Garfield’s Handbook of Psychotherapy and Behavior Change.
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